Ecrivains

Paul BERNARD dit Tristan BERNARD

(1866 - 1947)

 

Ecrivain, né à Besançon, mort à Paris

 

 

 

Tristan Bernard

Après des études de droit, ce fils d’architecte entame une carrière d’avocat, mais il préfère vite se tourner vers les affaires et prend la direction d’une usine d’aluminium à Creil (Oise). Son goût pour le sport le conduit aussi à diriger un vélodrome à Montrouge (banlieue parisienne).

En 1891, il commence à collaborer à La Revue Blanche. C’est à ce moment qu’il décide d’utiliser le pseudonyme de Tristan (qui est le nom d’un cheval sur lequel il avait misé avec succès aux courses !)

Proche de Léon Blum, Jules Renard, Marcel Pagnol, Lucien Guitry, etc ... il se fait connaître pour ses jeux de mots, ses romans et ses pièces de théâtre.

1894 : publication de son premier roman « Vous m’en direz tant », et, en 1895, création de sa première pièce « Les pieds Nickelés ».

Viennent ensuite les écrits : « Contes de Pantruche et d’ailleurs » (1897), « Sous toutes réserves » (1898), « Mémoires d’un jeune homme rangé » (1899) et « Amants et voleurs » (1905).

Des pièces de théâtre jalonnent aussi son parcours : « L’anglais tel qu’on le parle » (1899), « Triplepatte » (1905) et « Le petit café » (1911).

Pendant la seconde guerre mondiale, son origine juive le condamne à être interné au camp de Drancy, d’où il est libéré grâce aux influences conjuguées de Sacha Guitry et d’Arletty. Son petit-fils mourra à Mauthausen et Tristan Bernard ne s’en remettra jamais.

 

 

====================================

Charles FOURIER 

(1772 – 1837)

 

Ecrivain et utopiste, né à Besançon, mort à Paris

Charles Fourier

Charles Fourier fait ses études chez les ecclésiastiques du collège de Besançon. Son père meurt en 1780 en lui laissant une certaine fortune.

En 1791, il crée un magasin d’épicerie à Lyon, mais il est ruiné par le siège de la ville en 1793. En 1794, il est enrôlé dans l’armée du Rhin, pour 18 mois. A son retour, ruiné, il se retrouve commis-voyageur. C’est alors qu’il prend conscience de la spéculation, ce qui lui fait refuser la civilisation bourgeoise et l’ordre établi.

En 1808, il publie « Théorie des quatre mouvements » qui expose les bases de sa réflexion sur une société communautaire suivi de « Traité de l’Association domestique et agricole » en 1822.

En 1826, il s’installe à Paris et publie « Le Nouveau Monde industriel et sociétaire » en 1829. Ces livres montrent l’influence que les scientifiques (Newton et Saint-Simon) ont eue sur lui.

Au vu de la société industrielle naissante, il imagine une société harmonieuse fondée sur l’épanouissement de l’homme et propose la réorganisation de l’état en Phalanstères (de phalange = groupement et stère = monastère). Le phalanstère serait un site coopératif pouvant accueillir de 1600 à 2000 personnes (400 familles) dans un domaine de 400 hectares où l’on cultiverait les légumes, les fruits et les fleurs. Il y aurait des appartements privés, des cuisines, des ateliers, une bibliothèque, un opéra, des salles publiques, un jardin d’hiver, des arcades… Chaque individu œuvrerait selon ses affinités au sein du phalanstère, tout en accordant une place particulière à l’agriculture, à l'artisanat, à l'art et aux sciences. L’intégration dans le groupe se ferait en toute liberté et par choix réciproque, les individus mettraient en commun leur travail et leurs compétences, les enfants seraient élevés en commun … Le projet n’a pas vu le jour faute de capitaux…

Charles Fourrier a été un précurseur d’un socialisme utopique et du féminisme par sa réflexion sur l’organisation du travail, les relations entre hommes et femmes, entre la société et l’individu.

Des tentatives de création de phalanstères ont eu lieu en France et aux États-Unis, mais elles ont échoué.

 
 

====================================

Victor-Marie HUGO, dit Victor HUGO 

 

(1802 – 1885)

 

Ecrivain, né à Besançon, mort à Paris

 

 

Victor Hugo - portrait

Je ne prétends pas écrire une biographie de Victor Hugo, plusieurs tomes de livres n’y suffiraient pas ! Je ne vous donnerai seulement quelques dates « repères » sur les faits essentiels de sa vie et de son œuvre.

1802 – 1813 : Nombreux voyages en Italie et Espagne, à la suite de son père, général de Napoléon.

1816 : Victor Hugo déclare « Je veux être Chateaubriand ou rien ! »

1821 : Il publie son premier recueil de poèmes « Odes » alors qu’il n’a pas vingt ans et qu’il suit encore ses études. Dès cette époque il devient poète, romancier, dramaturge et même journaliste.

Il épouse Adèle Foucher qui lui donne plusieurs enfants : Léopold (1823) qui décédera quelques mois plus tard ; Léopoldine (1824), Charles (1826), Francois-Victor (1828) et Adèle (1830), la seule qui survivra à son illustre père.

C’est avec Cromwell (la bataille d’Hernani), publié en 1830, qu’il fera éclat.

Dès lors, la production d’Hugo ne connaît plus de limites : « Notre Dame de Paris » (1831), « Les Chants du crépuscule » (1835) , « Ruy Blas » (1838).

1841 : Hugo accède à l’Académie Française.

1843 : Mort tragique de sa fille Léopoldine. Hugo sera terriblement affecté.

1848 : Devenu partisan d’une démocratie libérale et humanitaire, il est élu député de la Deuxième République et soutient la candidature du prince Louis-Napoléon.

1851 : Hugo s’exile après le coup d’État du 2 décembre qu’il condamne vigoureusement. Il vit en exil à Bruxelles, puis à Jersey et enfin à Guernesey. Pendant ces années difficiles, il publiera notamment « Les Châtiments » (1853), « Les Contemplations », « La Légende des Siècles » (1859), ainsi que « Les Misérables » (1862).

Après la chute du Second Empire Hugo peut enfin rentrer après vingt années d’exil. Jusqu’à sa mort il restera une des figures tutélaires de la République retrouvée, en même temps qu’une référence littéraire incontestée.

Conformément à ses dernières volontés, c’est dans le « corbillard des pauvres » qu’il est enterré au Panthéon. On considère que trois millions de personnes se sont déplacées alors pour lui rendre un dernier hommage.

 

 

====================================

 

Charles NODIER

(1780 - 1844)

 

Ecrivain, né à Besançon, mort à Paris

Charles Nodier

En 1796, Jean-Charles Emmanuel Nodier est étudiant à l’école centrale de Besançon dont il devient, en 1798, le bibliothécaire adjoint. Il se plonge alors dans la politique et écrit des pamphlets critiquant le premier Consul.

1802 : publication de son premier roman : « Stella ou les proscrits ».

1803 – 1804 : Séjour en prison en raison de ses écrits politiques.

 

En 1808 il ouvre à Dôle un cours de littérature et la même année il épouse Désirée Charve.

1808 : publication d’un Dictionnaire des onomatopées françaises.

En 1814 : Il est anobli par le roi Louis XVIII qui lui confère aussi, en 1822 la Légion d’honneur.

 

1821 – 1824 : publications de « Jean Sbogar », « Smarra », « Démons de la nuit » et « Trilby »

En 1824 il devient bibliothécaire de l’Arsenal, ce qui lui permet de tenir un salon littéraire, le « Cénacle », et de promouvoir le Romantisme. Alexandre Dumas et tous les futurs grands noms de la littérature romantique fréquentent ce salon.

Poursuivant ses activités de critique littéraire, il commence à écrire dans la Revue de Paris en 1829.

 

En 1830, il publie « l’Histoire du roi de Bohême ». 1832 voit la publication de « La Fée aux miettes », de « Jean-François les Bas-bleus » et l’édition de ses « Œuvres complètes » qui comprennent 14 volumes.

 

En 1833, il est élu à l’Académie

 

 

====================================

Louis PERGAUD

(1882 - 1915)

 

Ecrivain, né à Belmont, mort à Verdun

Louis Pergaud

Louis Pergaud fait ses études à l’école normale d’instituteurs de Besançon puis devient titulaire à Landresse.

Il rédige de nombreux poèmes puis décide de s’installer à Paris. Il occupe différents emplois, à la compagnie des eaux, à la préfecture de la Seine et de nouveau pour l’enseignement.

C’est alors qu’il fait une rencontre importante : celle de Francis Carco qui l’encourage à écrire.

De nombreuses revues publient ses poèmes et son écriture commence à être reconnue.

 1910 : Il reçoit le prix Goncourt en pour son roman « De Goupil à Margot » dans lequel il fait une description savoureuse du monde animal.

Viennent ensuite « La Revanche du Corbeau » en 1911 et « La Guerre des Boutons » en 1912.

En 1913, il publie « Le Roman de Miraut, chien de chasse ».

C’est alors la guerre 14-18, Louis Pergaud est mobilisé simple soldat et devient vite sous-lieutenant. Il est tué à la tête de ses soldats en montant à l’assaut de Marchéville-en-Woëvre prés de Verdun le 8 avril 1915. Son corps ne sera pas retrouvé.

 

 

====================================

Pierre-Joseph PROUDHON 

(1809 – 1865)

 

Ecrivain, économiste et sociologue,

né à Besançon, mort à Paris

 

 

 

 

 

 

 

Proudhon

Ses parents, de très humbles gens, de souche paysanne, tiennent une modeste brasserie pendant que Pierre-Joseph Proudhon travaille aux champs. Il entre néanmoins au collège de Besançon et se jette dans les études avec passion. A 19 ans il devient correcteur dans une imprimerie, lit et retient tout ce qui passe sous ses yeux : livres de théologie, de patrologie, de grammaire et d’hébreu. Ses idées bouillonnent.

 

1831 - 1834 : Il fait deux tours de France des compagnons et un séjour à Paris. Il observe la société de près, sans indulgence et devient républicain. En 1836, il publie un Essai de grammaire générale. Il reprend ensuite ses études mais ne pense qu’à une chose : travailler à l’amélioration matérielle et morale de ceux qu’il appelle « ses frères, les ouvriers ».

 

En 1840, il publie son mémoire « Qu’est-ce que la propriété ? » Sa réponse étant qu’elle était immorale, injuste, impossible. L’année suivante sort le deuxième tome, répondant cette fois : « c’est le vol » ! Devenu ami avec Karl Marx, il affirme également que : « L’anarchie, c’est l’ordre ».

 

1843 : Parution du livre « De la création de l’ordre dans l’humanité » : traité sur l’évolution sociale de la religion à la science.

 

1843 – 1846 : Proudhon s’installe à Lyon, apprend la banque, le commerce, les grandes entreprises. Ces découvertes le poussent à écrire un mémoire sur le « Système des contradictions économiques » où il met en avant ses idées : la solution du problème social est dans l’organisation du crédit mutuel et gratuit ; la solution du problème politique est dans la restriction progressive du gouvernement jusqu’à l’établissement de l’anarchie ; la démocratie du suffrage universel n’est qu’une fausse image, il faut établir une république sans constitution et sans limitation de la liberté individuelle. En 1848, il est élu à l’assemblée nationale en tant que leader socialiste. Ses idées lui valent un séjour de 3 ans en prison. De sa cellule il publie moult essais et articles de journaux.

 

1851 – 1855 : Diverses publications : « la Philosophie du progrès » interdite en France, un manuel du spéculateur à la Bourse et un traité sur la réforme des Chemins de Fer.

 

1858 : sortie de son ouvrage « la Justice dans la Révolution et dans l’Église ». Condamné une nouvelle fois à trois ans de prison, il s’exile à Bruxelles. De là, il publie des articles contre la propriété littéraire et un gros ouvrage sur la Guerre et la Paix.

 

1860 voit la parution de « la Théorie de l’impôt » puis des « Majorats littéraires », 1863, le « Traité sur le Principe fédératif » et « Les Démocrates assermentés ».

 

A sa mort, Proudhon laisse de très nombreux ouvrages inédits, plus ou moins achevés, sur les matières les plus diverses d’économie politique, d’histoire, de morale, de politique, de littérature et d’art, ainsi qu’une correspondance extrêmement précieuse, qui a été recueillie en 14 volumes.

 


 

===================================

 

Joseph VERMOT 

( ? – 1894)

 

Créateur d’almanach, né au Russey, mort à Paris

l'Almanach Vermot

Joseph Vermot ne souhaite pas être paysan comme ses parents.

Tout jeune il édite des catalogues publicitaires pour les maisons de confection de la région.

A cette époque, une des lectures favorites des habitants du Haut-Doubs était le « Messager Boiteux ». L’idée lui vient donc de créer son propre almanach. Il quitte la région et s’installe à Paris.

 

1886 : Parution du premier numéro. Chaque année suivante paraît un nouvel exemplaire. A sa mort, en 1894, son fils Maurice, prend la relève et les tirages vont progresser. A la mort de son fils, en 1937, l’Almanach Vermot est tiré à 800 000 exemplaires.

 

L’Almanach Vermot est toujours édité tous les ans (hormis pendant quatre années de la seconde guerre mondiale). La couverture affiche sur un fond rouge un brin de mimosa entouré d’un ruban, elle n’a jamais changé. Les premières pages sont consacrées au trombinoscope des députés. Ensuite une page est consacrée à chaque jour. On y trouve le jour et la date, le saint ou la sainte du jour, les heures de lever et du coucher du soleil et de la lune, une citation de préférence humoristique, des conseils, des recettes, des petites histoires drôles, des dessins, des photos ….

 

Cocardier, misogyne, colonialiste et bien d'autres qualificatifs lui sont associés ; le Vermot a été traité de tous les noms. Il est sans nul doute une des facettes de la culture « franchouillarde ».

 

 

 

 ===================================

 

Ajouter un commentaire

Vous utilisez un logiciel de type AdBlock, qui bloque le service de captchas publicitaires utilisé sur ce site. Pour pouvoir envoyer votre message, désactivez Adblock.

Créer un site gratuit avec e-monsite - Signaler un contenu illicite sur ce site

×