Hommes d'histoire

CALIXTE II  (1050 - 1124)

 

Pape, né à Quingey, mort à Rome

 

 

Vers 1070, Gui de Bourgogne est nommé administrateur du diocèse de Besançon puis, en 1088, archevêque de Vienne (près de Lyon).

La période qui suit, de 1090 à 1119, est très troublée en raison des décès lors de la 1ère croisade. Comtes et dirigeants militaires se succèdent, papes et antipapes se déchirent et on voit l’apparition de l’ordre des Templiers. C’est également l’âge des querelles entre dirigeants religieux et empereurs d’Allemagne qui souhaitent gérer les nominations papales.

En 1119, Gui de Bourgogne est nommé pape, à l’abbaye de Cluny, et couronné quelques jours plus tard à Vienne. Il se rend ensuite à Rome, pour un règne pontifical qui durera seulement cinq années.

Sa principale action pontificale : Avoir fait de Saint-Jacques-de-Compostelle une ville sainte du même ordre que Jérusalem ou Rome.

 

 

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Nicolas PERRENOT-GRANVELLE  (1486 – 1550)

 

Diplomate, né à Ornans, mort à Augsbourg (Allemagne)

 

 

 

Nicolas Perrenot-Granvelle fait ses études à l’université de Dôle et s’oriente vers la carrière diplomatique. Il devient avocat au bailliage d’Ornans puis conseiller au parlement de Dole en 1518.

En 1519, il est placé auprès de Charles Quint qui le nomme maître des requêtes.

En 1522, il signe un traité de neutralité entre les deux Bourgogne et devient ambassadeur auprès de différents souverains dont François 1er.

En 1530, Charles Quint le nomme garde des sceaux des royaumes de Naples et de Sicile. Il participe au concile de Trente. Il est alors au sommet de sa puissance.

Il amasse une fortune considérable et fait construire, de1534 à 1550, le palais Granvelle à Besançon, dans lequel il rassemble d’importantes collections d’œuvres d’art.

Il aura 15 enfants dont l’aîné Antoine deviendra le cardinal Granvelle.

 

 

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Bon Adrien Jeannot de Moncey

Bon-Adrien Jeannot de Moncey (1754-1842)

Militaire, né à Moncey, mort à Paris

 

Fils d'un avocat au parlement de Besançon,il commence ses études au collége et s'engage comme grenadier en 1769.

En 1774, il s'engage dans la troupe d'élite de la gendarmerie où il est nommé sous-lieutenant. Il devient lieutenant en 1785.

Aprés diverses campagnes glorieuses, il fut envoyé en 1795 comme commandant en chef des troupes des côtes de Brest.

Dénoncé comme royaliste il fut destitué en 1797.

Lors du coup d'état du 18 brumaire il seconda le général Bonaparte qui le nomma commandant à Lyon. Il participera aux diverses campagnes d'Italie.

En 1801 il fut rappelé à Paris comme Inspecteur général de la gendarmerie.

En 1804, Napoléon devenu empereur l'éleva au grade de maréchal de France.

De 1808 à 1823 il participera aux campagnes d'Espagne et de France.

Il fut nommé 1er duc de Conegliano en 1808, déchu de son titre en 1815 il fut réintégré le 5 mars 1816.

Décoré grand aigle de la Légion d'Honneur en 1805, Grand croix de l'ordre royal et militaire en 1823, Grand cordon de l'ordre de Saint Vladimir en 1824.

Il devient Conseillier général du Doubs en 1831 et fut nommé gouverneur des Invalides de 1833 à 1842.

 

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 Claude-Jacques LECOURBE (1759 - 1815)

 

Militaire, né à Besançon, mort à Belfort

 

 

Après avoir suivi des études aux collèges de Poligny et Lons-le-Saunier, Claude-Jacques Lecourbe s’engage dans le Régiment d’Aquitaine comme fusilier.

Il devient commandant de la garde nationale de Ruffey-sur-Seille dans le Jura en 1789, puis lieutenant-colonel du 7ème bataillon de volontaires du Jura en 1791 et enfin général de brigade en 1794.

En 1799, il attaque les troupes russes du général Alexandre Souvarov dans les gorges du Saint-Gothard, et facilite la victoire de Masséna à Zurich. Cette campagne de Suisse le place parmi les meilleurs généraux de l’époque mais son amitié avec le général Jean-Victor Moreau lui vaut d’être destitué par Napoléon Bonaparte et exilé dans le Jura en 1805.

En 1814, après l’abdication de Napoléon Ier, le comte d’Artois le rappelle et le nomme inspecteur général d’infanterie dans la 6ème division militaire de Besançon.

Pendant les Cent Jours, 1815, il propose ses services à Napoléon qui lui donne le commandement du 8ème Corps basé dans le Jura et le nomme Comte d’Empire. Lors du troisième siège de Belfort, il réussit à bloquer, avec une armée inférieure en nombre d’hommes, les armées autrichiennes dans les combats de Foussemagne, Bourogne et Chèvremont.

Depuis longtemps atteint d’une grave maladie, il meurt là où était établi son quartier général.

 

 

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Jules BONNOT

Jules Joseph BONNOT (1876 - 1912)

 

Anarchiste, né à Pont de Roide, mort à Paris

 

 

Après la mort de sa mére à Besançon alors qu'il n'a que 10 ans, il est élevé par son pére ouvrier analphabéte. Ses études se passant mal il abandonne trés vite l'école. Il est condamné pour la premiére fois à l'age de 15 ans.

Appelé au service militaire en 1897, il termine sa carriére militaire muni d'un certificat de bonne conduite et d'un brevet de tireur d'élite. Il se marie en 1901 avec Sophie Burdet une jeune couturiére et il aura un fils.

Héritier des Apaches, c'est à la Belle Epoque qu'il commence à militer pour l'anarchisme. Ses convictions politiques sont vivaces. Il dénonce les injustices et méne de nombreuses gréves. Il s'attire les foudres de ses patrons.

En 1910 il se rend à Londres pour rencontrer des cellules anarchistes et devient selon la légende le chauffeur de Sir Arthur Conan Doyle.

De retour à Lyon il utilise l'automobile comme technique criminelle, une innovation alors que la police et les gendarmes se déplacent encore à cheval ou à vélo.

Le 24 Avril 1912 aprés de nombreux bracages et crimes avec sa bande, il est surpris par la police de la Sureté dans un appartement. Il tue l'officier de police et réussit à s'enfuir.

Le 27 Avril 1912 de nouveau découvert dans une nouvelle cachette, un long siége est mené par le préfet de police Louis Lépine. Il est décidé de faire sauter la maison.

Blessé dans l'explosion il prend le temps de terminer son testament. Il accueille la police qui donne l'assaut à coups de révolver. Griévement blessé il meurt à l'Hotel Dieu à Paris.

Commentaires (1)

1. roussey anne 08/01/2016

c'est sympa la biographie de ces hommes ,on apprend des histoires inconnues pour nous

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