Peintres, Sculpteurs, connus dans le monde entier

PEINTRES

Gustave COURBET  (1819 – 1877)

 

Peintre, né à Ornans, mort à La-Tour-de-Peilz (Suisse)

 

 

Gustave Courbet est issu d’une famille de petits propriétaires terriens. A l’âge de douze ans, il entre au petit séminaire d’Ornans où il reçoit un premier enseignement artistique avant de rejoindre le collège Royal de Besançon.

En 1839, il part pour Paris. Il y suit des études de droit et fréquente les ateliers de peinture avant de créer le sien, en 1840. Courbet se rend souvent au musée du Louvre où Il est admire le clair-obscur hollandais, la sensualité vénitienne et le réalisme espagnol.

 

En 1842 il peint un premier autoportrait dit « autoportrait au chien noir ».D’autres autoportraits suivent, où il se représente en homme blessé ou en homme à la pipe.

A cette époque il fréquente la brasserie Andler, temple du réalisme. Il y rencontre la bohème parisienne et jette les bases de sa future peinture.

 

En 1849 Courbet revient à Ornans et abandonne le style romantique. Inspiré par son terroir, il crée un style qu’il qualifie lui-même de réalisme. Sa première œuvre de cette période est « l’après-dînée à Ornans » qui est remarquée par Ingres et Delacroix. Il peint « Un enterrement à Ornans » et « Un cimetière à Ornans », tableau ambitieux dont le grand format est inhabituel.

 

En 1852, il décide de se mettre à de grandes compositions de nus : « les baigneuses », « Jo, la belle irlandaise », « la belle espagnole », « la mère Grégoire ». Tous ces tableaux sont chargés d’exotisme qui célèbre le charme féminin. « La source » est l’un des derniers tableaux nus de Courbet fait en 1868.

 

Suite aux problèmes politiques rencontrés par Courbet, dus à ses prises de position pendant la commune insurrectionnelle de Paris (1871), il s’exile en Suisse, à La-Tour-de-Peilz où il termine sa vie. Sa dépouille est ensuite transférée à Ornans.

 

Les œuvres majeures de Gustave Courbet :

·      L’Homme à la ceinture de cuir (1845, Paris, musée d’Orsay)

·      Une Après-dînée à Ornans (1848, Lille, musée des Beaux-Arts)

·      Un Enterrement à Ornans (1849-1850, Paris, musée d’Orsay)

·      Les Baigneuses (1853, Montpellier, musée Fabre)

·      Bonjour, monsieur Courbet ! (1854, Montpellier, musée Fabre)

·      L’Atelier – Allégorie réelle (1855, Paris, musée d’Orsay)

·      Le Chêne de Flagey (1864), Ornans, musée Courbet)

·      Jo, La belle irlandaise (1866, New York, Metropolitan Museum)

 

 

 

 ====================================

 

Antonin Fanart  (1831 - 1903)

 

Peintre, né et mort à Besançon

 

 

Après avoir suivi ses études à Besançon, Antonin Fanart part étudier la peinture à Genève. Pendant une quinzaine d’années, il va beaucoup voyager à travers la Suisse, la Savoie et la Franche-Comté. Il expose pour la première fois en 1854 à Genève puis au salon de Paris en 1857.

 

Il obtient sa première récompense avec le tableau « Le Crépuscule dans la plaine des rocailles »".

Il se marie en 1866 et vit à Besançon. Républicain et opposé au second empire il fonde un journal « Le Doubs » ce qui lui vaut deux mois de prison. Il est nommé sous-préfet de Montbéliard à la chute de l’empire jusqu’en 1871. Il rentre à Besançon, il est élu au conseil municipal. Il fonde le musée de Granvelle dont il devient conservateur. Il fonde aussi l’ « Union comtoise des arts décoratifs ».

 

Toute sa vie Fanart peint amoureusement les paysages de Franche-Comté. La fin de sa vie est marquée par des ennuis de santé, de famille et d’argent, ce qui ne l’empêche pas continuer à peindre. Il meurt à Besançon.

 

Ses principales oeuvres sont : « Coup de soleil avant l’orage », « Moisson en Franche-Comté », « La moisson dans le Jura », « Au bord du Lison », « Chasse au chevreuil », « Convoi de grumes sur le Doubs », « Le Chêne du plateau », « Pâturage au bord d’une rivière », « Moissons dans le Val d’Amour », « Un ruisseau dans les vallons du Jura », « Un vallon du Jura », « Le Troupeau », « Les bords du Doubs à Baume » …..

La plupart de ces toiles sont au musée des beaux-arts de Besançon.

 

 

 

====================================

 

 

La bénédiction des campènes
Les skieurs (1931)
L'adoration des bergers (1928)

Robert FERNIER (1895-1977)

Peintre, né à Pontarlier, mort à Goux les Usiers

 

Né dans un milieu d'hoteliers modestes, d'origine paysanne, il suit ses études jusqu'au collége et décide de devenir peintre. Il s'inscrit à l'école des Beaux Arts à Paris.

A 19 ans il est mobilisé et fait une guerre glorieuse dans un bataillon de chasseurs à pieds.

 

Peintre de la Franche Comté, cela lui vaudra entre les deux guerres le qualificatif de "peintre de la neige". Il obtiendra une médaille d'or à l'exposition internationale de 1937 pour son oeuvre La bénédiction des Campénes.

Aprés une vie consacrée aux paysages et moeurs de sa région, il subira à partir de 1949 l'attrait de l'Orient. Aprés un séjour au Maroc, il séjournera en Algérie, à Madagascar, dans l'archipéle des Comores, à la Réunion et enfin en Polynésie jusqu'en 1965.

Rentré en France, il se consacre de nouveau à la nature jurasienne. Il partage sa vie entre Paris où il est devenu écrivain d'art et son chateau de Goux les Usier où il peint.

Depuis 1938 il préside la société des Amis de Gustave Courbet.

A partir de 1969, sa vue diminuant et ne pouvant plus peindre, il consacre les derniéres années de sa vie à l'établissement du Catalogue de l'oeuvre de son cousin Gustave Courbet.

On lui doit la création du musée Courbet à Ornans. 

 

Les œuvres majeures de Robert Fournier :

  •   L'enterrement d'hiver dans le Haut Doubs (1927) Actuellement exposé au musée de Philadelphie
  •   La Nativité (1927)
  •   L'adoration des bergers (1928)
  •   Les skieurs (1931)
  •   La Foire de Pontarlier (1932)
  •   La bénédiction de la charrue
  •   La bénédiction des campénes, à l'exposition internationnale de 1937

                                                                   

 

                                                                   ====================================

SCULPTEURS

Luc BRETON  (1731 – 1800)

 

Sculpteur, né et mort à Besançon

 

 

Luc Breton fait son apprentissage de sculpteur chez un menuisier, puis grâce à une donation de la ville, chez un maître sculpteur sur bois. Il travaille ensuite à Dole chez le sculpteur Claude Attiret.

 

Il ‘installe ensuite à Rome où un sculpteur romain l’engage pour faire des copies de sculptures antiques. Il séjourna plusieurs années. En 1758, il y obtient le premier prix de sculpture. L’ambassadeur de France, directeur de l’Académie de France à Rome, lui obtient une chambre dans cette Académie où il suit les cours d’artistes français.

 

En 1764 il est de retour à Besançon, nommé professeur à l’école d’Art à sa création en 1774. Il exécute de nombreuses œuvres en particulier deux « Anges adorateurs » qu’il retourne sculpter en marbre blanc de Gênes à Rome. Cette œuvre est alors installée à l’église Saint-Maurice de Besançon puis à la cathédrale Saint-Jean.

 

Beaucoup de sculptures effectuées par Luc Breton pour la noblesse se trouvent dans des châteaux, des parcs, des hôtels particuliers.

 

Besançon conserve plusieurs œuvres au musée des Beaux-Arts, « la pietà » à l’église Saint-Pierre, « la fontaine des Dames », « les anges adorateurs » au maître-autel de la cathédrale Saint-Jean. A Paris, Luc Breton est présent dans les collections du musée du Louvre.

 

 

 

 

====================================

 

Jean-Baptiste CLESINGER, dit Auguste CLESINGER  (1814 – 1883)

 

Sculpteur, né à Besançon, mort à Paris

 

 

Son père, Georges Philippe, lui-même sculpteur fait l’éducation artistique de son fils.

 

1843 : Le jeune Clésinger débute au Salon de Paris avec un buste du vicomte Jules de Valdahon. D’autres bustes suivront rapidement avec un grand succès, en particulier ceux de la tragédienne Rachel et de l’écrivain Théophile Gautier. Il est aussi l’auteur de la statue de Louise de Savoie.

 

Au Salon de 1847, il fait scandale avec son œuvre La Femme mordue par un serpent. On lui reproche l’indécence de son sujet .

 

La même année, il épouse Solange, la fille de George Sand. De cette union naît, en 1849, une petite fille, Jeanne à laquelle George Sand voue une grande adoration. Malheureusement l'enfant meurt en 1855.

 

En 1849, Clésinger reçoit la Croix de la Légion d’Honneur, il devient Officier dans l’Ordre en 1864.

 

On lui doit aussi de nombreuses sculptures en marbre représentant des animaux « le Combat de Taureaux romains » et des monuments comme la statue de Gustave Flaubert au Jardin du Luxembourg, ainsi que la statue de la sépulture de Frédéric Chopin au cimetière du Père Lachaise.

 

Auguste Clésinger fait sa dernière exposition en 1864.

 

 

 

====================================

Commentaires (1)

1. FICQUET-JEANNIN Marie-Louise 25/08/2011

Bravo et merci Agnès,
Quand la nostalgie me guette j'y puise du réconfort. Deluz ou sommeille mon enfance reste un jardin de senteurs, de couleurs que ma mémoire préserve et que ton site ravive.
Deux suggestions qui sont susceptibles de t'intéresser :
a) Deluz : Nous avions une artiste peintre locale Mme PEGEOT. J'ai souvent recherché ses tableaux mais ils doivent appartenir à des collectionneurs privés ou/et sa signature est différente de son nom quoiqu'il en soit je n'ai rien trouvé hélas et c'est dommage car je me souviens d'un tableau accroché à la mairie du village (vu en 1969) il était superbe, représentait une scène de chasse très surréaliste...en fait, je lui dois une ouverture sur le monde de la peinture...Si tu es tentée de résoudre cette énigme et que tu
réussis je serais très heureuse que tu nous la présentes.
b) Comté : Nous sommes de fieffés gourmands voire gourmets et toute la cuisine de la région s'y prête, quelques recettes en sus dans ton mémoire histoire d'appâter les touristes et de régaler les autochtones...
Une dernière remarque, très personnelle puisqu'elle concerne la maison de mes parents. Dans la section "scènes de vie", les photos 16 et 17 vues de la gare, j'ai observé ladite maison natale et je constate une façade différente. Or la maison ayant brûlé, mon grand-père l'a faite reconstruire...ma question est la suivante. Peux-tu me donner la date des cartes postales ?
Merci
Cordialement LOULOU

Ajouter un commentaire

Vous utilisez un logiciel de type AdBlock, qui bloque le service de captchas publicitaires utilisé sur ce site. Pour pouvoir envoyer votre message, désactivez Adblock.

Créer un site gratuit avec e-monsite - Signaler un contenu illicite sur ce site

×