Scientifiques et Industriels : Ils ont fait avancer les techniques ... chacun dans son domaine.

Auguste CASTAN (1833 - 1892)

Archéologue et historien français, né et mort à Besançon.

Il est directeur de la bibliothèque municipale de Besançon de 1866 à 1892.

Il s’intéresse à l’histoire de la Franche-Comté, particulièrement dans l’antiquité. Il prend part à la polémique sur l’emplacement d’Alésia et entreprend de retrouver les vestiges de la cité gallo-romaine de Vesontio (nom antique de Besançon). Des fouilles entreprises non loin de la Porte Noire font apparaître un mystérieux édifice semi-circulaire, qu’il croit être le théâtre de la ville antique. L’emplacement prend le nom de Square Castan en 1898.

Il est nommé correspondant de l’Académie des belles-lettres en 1875 et membre de l’Académie Royale de Belgique en 1881.

 

Georges CUVIER (1769 – 1832)

iologiste, promoteur de l’anatomie comparée et de la paléontologie, né à Montbéliard, mort à Paris.

Il étudie l’histoire naturelle, récolte des fossiles et compare les espèces vivantes. De ces travaux il déduira la loi de corrélation des formes, permettant la reconstitution d’un squelette à partir de simples fragments.

Il se fait remarquer pas ses écrits et se fait admettre au Jardin des Plantes et à l’Académie des Sciences.

Une succession d’honneurs le conduisent à l’Académie Française en 1818, à la pairie de France en 1831

Cuvier représentait la pensée scientifique dominante en France, en accord avec l’esprit religieux catholique et son influence était grande.

Enfin, il a donné à la géologie de nouvelles bases, en fournissant les moyens de déterminer l’ancienneté des couches terrestres. C’est lui qui donna son nom à la période appelée « jurassique ».

Alexis GODILLOT (1816 - 1893)

Il est né à Besançon dans une famille modeste. Son père est un soldat de l’empire qui se reconvertit en sellier à la restauration et qui s’installe à Paris. A 23 ans, Alexis Godillot dirige la petite entreprise de sellerie de son père, qui compte une dizaine d’ouvriers.

Il diversifie sa production avec des articles les plus divers mais, c’est la chaussure qui va le rendre célèbre. Alexis Godillot est l’inventeur de la différenciation du pied gauche et du pied droit, il est le créateur d’une chaussure montante à usage militaire à laquelle il donnera son nom.

Sous le second empire, il devient le fournisseur exclusif des armées en tentes, selles et chaussures. Pendant la guerre de Crimée, de 1854 à 1856, il équipera les cent mille soldats et devient un puissant industriel qui dirige trois mille ouvriers. Les commandes de l’armée permettent à son entreprise de rester l’une des plus importantes dans ce domaine.

Il meurt à Hyères en 1893.

 

Louis-Marie HILAIRE DE CHARDONNET (1839 - 1924)

Ingénieur scientifique et industriel, inventeur de la soie artificielle et fondateur d’une importante industrie textile de Besançon. Né et mort à Besançon.

Chargé d’étude sur une maladie du ver à soie, il reproduit en laboratoire une des créations les plus délicates de la nature : la soie. Il obtient ainsi de la soie artificielle, à base de cellulose et de collodion. Il dépose un brevet en 1884 et est élu à l’Académie de Besançon.

En 1892 débute la production industrielle de ce nouveau textile. Il créé sa première usine en concurrençant la soie naturelle, fort chère, importée de Chine et du Japon.

En 1954 ses usines de Besançon sont rachetées par Rhône Poulenc Textile, rebaptisées ensuite Rhodia. La production s’étend avec la fabrication du Tergal et du Nylon. Mais les usines ferment en 1981, victimes de la concurrence internationale.

 

 

Frédéric JAPY (1749 – 1812)

Créateur de l’industrie horlogère moderne, il participe à l’essor du pays de Montbéliard. Né à Beaucourt, mort à Badevel. (2 villages du pays de Montbéliard).

Après avoir fait son apprentissage horloger en Suisse, il ouvre son propre atelier à Beaucourt et conçoit lui-même les machines-outils qui lui serviront à produire ses pièces.

En 1799, il dépose les brevets de 10 machines qui lui assurent le monopole technique de la fabrication d’ébauches et fait construire sa première fabrique d’horlogerie.

Frédéric Japy regroupe ses ouvriers dans une usine et développe les cités ouvrières Japy pour loger le personnel qui travaillait à domicile auparavant. Il réduit les coûts de fabrication grâce à l’utilisation de machines destinées à la production en série.

En 1810 l’industrie de l’horlogerie est en pleine activité et produit un nombre important de pendules et de réveils. (jusqu’à 40.000 réveils fabriqués mensuellement).

Il diversifie ses fabrications dans l’outillage, la quincaillerie et le lancement de machines à écrire. Souhaitant se retirer, il transmet son patrimoine à ses fils Jean-Pierre, Fritz et Louis-Frédéric. L’entreprise Japy sera progressivement démantelée.

 

 

Auguste (1862-1954) et Louis (1864-1948) LUMIERE

Ingénieurs français qui ont joué un rôle primordial dans l’histoire de la photographie et du cinéma. Tous deux sont nés à Besançon et morts à Lyon.

Auguste et Louis possèdent respectivement un diplôme de chimie et de physique.

En 1872 Louis crée une usine de fabrication de plaques photographiques puis, en 1891, les deux frères orientent leurs recherches vers la photographie couleur. La technique des plaques n’est pas très au point et ils bifurquent vers la photo chimique. Des clichés prometteurs seront présentés lors de l’exposition universelle de 1900.

En même temps ils découvrent l’invention de l’américain Edison : le kinétoscope. Ils mettent au point le cinématographe qui sera breveté en 1895, lors de la présentation de leur film « la sortie des usines Lumière ». S’en suivent une quinzaine d’autres films, puis une cinquantaine (chacun durant entre une et deux minutes). Les projections ont lieu à Paris, au Grand Café. Bientôt une seconde salle ouvre ses portes Boulevard Saint-Denis, puis d’autres à travers la France.

Les opérateurs, qui tournent plus de 500 films en deux ans, mettent au point des effets spéciaux (retour arrière, travelling) qui font le plaisir des spectateurs.

Mais le public finit par se lasser des vues Lumière pour se tourner vers des productions prometteuses comme Pathé, Gaumont et surtout Méliès. Les frères Lumière abandonnent la production filmique pour se consacrer à d’autres activités, basées sur la chimie et la physique.

Les principaux films : La sortie des usines Lumière à Lyon, La voltige, La pêche aux poissons rouges, Le débarquement, Les forgerons, L’arroseur arrosé, Le repas de bébé, Baignade en mer, L’arrivée d’un train en gare de La Ciotat.

 

 

 

Jean RESAL (1854 – 1919)

Ingénieur en chef des Ponts et chaussées, il est considéré comme le plus grand concepteur de ponts métalliques de la fin du XIXème siècle.  Né et mort à Besançon.

Ses principales conceptions :

Le pont Resal à Nantes, Le pont routier sur l’Erdre, à Nantes, Le pont Alexandre III, à Paris, Le pont de Bercy, à Paris, La passerelle Debilly, à Paris, Le pont Notre-Dame, à Paris.

 

 

 

 

Famille Peugeot (XVème siècle - )

 Les « Peugeot » se présentent comme une famille historique d’industriels français surnommée « le Clan des Sochaliens », connue depuis le XVème siècle, fondatrice et propriétaire de l’empire industriel Peugeot (actuellement PSA Peugeot Citroën). A cette époque, les Peugeot sont agriculteurs, meuniers et notables.

 

1790 : Fondation de la société Peugeot, entreprise de teinturerie et tannerie.

1810 : Association avec Jacques Maillard-Salins et fondation de la société « Peugeot frères et J.Maillard-Salins », société qui s’oriente vers la métallurgie.

1825 – 1832 : Quatre nouvelles usines : Hérimoncourt, Valentigney, Beaulieu et Mandeure.

1882 : Fabrication en série, avec succès, du « grand-bi », puis des tricycles.

1889 : Peugeot emploie 1900 personnes dans les différentes usines du Doubs.

Vers 1895, l’entreprise continue à fabriquer des bicyclettes , motos, tricycles, outils, articles ménagers, moulins à café, tondeuses pour coiffeurs etc … et crée la voiturette Peugeot type 1, puis la 2 et la 3. C’est le début de l’empire de l’automobile Peugeot.

A cette époque, l’histoire Peugeot est marquée par les progrès sociaux dont les dirigeants sont à l’origine : journée de dix heures, assurance mutuelle sociale avec soins et médicaments gratuits, caisse de pension pour les veuves, caisse de retraite ouvrière, création d’un hôpital à Valentigney (soins gratuits), caisse d’épargne, clubs de gymnastique, coopératives alimentaires, logements à bas pris pour les ouvriers et leurs familles.

La société « Automobile Peugeot » vend 54 voitures 1887, 156 en 1888 et 500 en 1900.

1905 : ouverture du site de Sochaux. 4000 voitures sortiront de l’usine en 1913.

Durant la première guerre mondiale, Peugeot participe à l’effort de guerre et fabrique des vélos, des voitures, des camions, des moteurs, des chars, des moteurs d’avions, des obus. Au lendemain de la guerre, Peugeot est lourdement endetté ce qui conduit à l’éclatement en 1926 de la « Société des automobiles et des cycles Peugeot » en deux sociétés autonomes : « Automobiles Peugeot » et « Cycles Peugeot », la partie rentable de fabrication de cycles est séparée de la branche automobile déficitaire. Entre-temps la 100.000ème voiture est sortie de Sochaux en 1925.

En 1948, le lion des armes de Franche-Comté est adopté pour représenter la marque.

Deuxième guerre mondiale : Peugeot est placé sous contrôle allemand et ne peut plus fabriquer de voitures mais doit accepter les commandes de camions, de pièces détachées pour la Wehrmacht. Tout le personnel, des ouvriers à la direction, ralentit la production et organise le sabotage du travail. La production chute de 80 %. Les usines survivent malgré tout et redressent leurs finances.

1953 : Toutes les entités fusionnent sous le nom unique de « Peugeot ».

1965 : Constitution de PSA (Peugeot Société anonyme). François Gautier (premier dirigeant à ne pas être de la famille Peugeot) est nommé PDG.

En 1976 Peugeot achète 90% du capital Citroën (le groupe devient « PSA Peugeot-Citroën ») puis, en 1978, c'est l'acquisition des filiales européennes de Chrysler.

1984 : Le groupe connaît de graves difficultés financières et fait appel aux services de Jacques Calvet qui dirigera l’affaire pendant 13 ans. Il sera ensuite remplacé par Jean-Martin Folz.

1988 : Inauguration du musée de l’Aventure Peugeot, sur le site de Sochaux.

En 2007, Christian Streiff est nommé à la tête de Peugeot. Thierry Peugeot est Président du conseil de surveillance, Jean-Philippe Peugeot en est le vice-président.

Mars 2009 : la firme décide de la fin des activités de Monsieur Streiff et nomme Monsieur Philippe Varin au poste de président du Directoire de PSA.

En 2009, Peugeot Sport s’impose avec un doublé historique aux 24 Heures du Mans. Ce triomphe récompense la passion de la marque Peugeot pour les sports mécaniques : rallye, rallye-raid, circuit et endurance.

2010 : Bi-centenaire de la marque. Peugeot élargit sa gamme et crée la division Mu By Peugeot, location de véhicules à la journée ou à la semaine dans les principales villes d'Europe.

A ce jour, Mr Philippe Varin est président du directoire Peugeot et M. Thierry Peugeot Président du Conseil de Surveillance.

Forte de ses 200 ans d’histoire et d’innovation, la marque Peugeot conjugue aujourd'hui l’automobile au futur en relevant les défis de l’environnement et de la mobilité.

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